
Le succès des gens passionnés

Réal Riendeau et Gisèle Oligny voient le jour en
1954, à Saint-Rémi-de-Napierville. Il est fils de
pomiculteur et elle est fille d’agriculteur.
Leur chemins se sont croisés. Et ils se sont mariés,
pour le meilleur et pour le pire le 17 mai 1975. À l’époque,
ils ne pouvaient pas imaginer que leur union allait leur permettre
de lancer un jour un premier magasin de fruits et légumes.
Jeune marié, Réal Riendeau est dans les pommes. Il
exploite des vergers avec son frère. Sa douce continue de
son côté à vendre les produits de la ferme
familiale au marché public de Lachine.
Gisèle et Réal sont de gros travaillants, ils sont
du genre à ne pas compter les heures. En 1981, ils se lancent
dans l’aventure qui allait marquer leur vie : ils se portent
acquéreurs, boulevard Laurier à McMasterville, du
Centre Beauvais, un magasin de fruits et légumes qui existait
alors depuis 14 ans, et qu’ils rebaptisent La Jardinière
Beloeil Inc.
Des gens heureux…

Au cours des années qui suivent, Gisèle et Réal
travaillent comme des fous, sept jours semaine. Mais ils sont heureux
parce qu’ils aiment leur boulot et parce qu’ils sont
tout à fait conscients d’être en train de bâtir
quelque chose de solide.
Durant les cinq premières années de La Jardinière
Beloeil, le couple habite au-dessus du magasin, dans un logement
modeste, mais où il fait bon se retrouver après une
longue journée de travail. Même si le train fait un
peu trop sentir sa présence chaque fois qu’il passe.
Pendant que Gisèle voit au bon fonctionnement du magasin,
Réal s’occupe des achats. Il se lève à minuit
pour se rendre au Marché central à Montréal.
Il revient au magasin à 10, 11h le matin, après avoir
tout chargé à bras. Il donne ensuite un coup de main
aux employés, notamment pour établir les prix des
produits du jour. À 13 h, il retourne au lit, jusqu’à 16
h. il prend ensuite les inventaires, appelle les fournisseurs,
règle les problèmes de la journée au magasin
avec sa conjointe. Et il se recouche de 21 h à minuit, pour
recommencer une nouvelle journée.
 |
|
Une pause bien méritée

En 1988, le couple a besoin d’un répit et vend La
Jardinière Beloeil. Gisèle et Réal profitent
de cette pause pour se construire une maison de campagne et pour
réaliser leur rêve le plus cher : se bâtir… une
famille : leurs trois rejetons ont aujourd’hui 19, 16 et
13 ans.
En 1990 et 1991, Réal Riendeau se fait agent immobilier,
mais le naturel revient au galop. En 1991, il achète le
tiers des actions des Arpents Verts avec deux autres associés,
dont il
rachètera les parts en totalité en 1994 pour
s’associer de les parts
nouveau avec sa conjointe.
Au début, Les Arpents Verts était un magasin de fruits
et légumes, rue Duvernay à Beloeil. Mais l’ambition
ne faisait pas défaut à Réal Riendeau, qui
désirait ouvrir d’autres magasins…
 |
|
De vrais bâtisseurs

En 1992, il rachète le site de l’ancienne Jardinière
Beloeil, Boulevard Laurier à McMasterville, et rénove
tout le magasin. En 1993, il ouvre un autre Arpents Verts à Sainte-Julie
cette fois, mais il le vend l’année suivante pour
préparer sa percée de l’autre côté de
la rivière, à Mont-Saint-Hilaire.
C’est en décembre 1995 que le couple Riendeau ouvre
son nouveau magasin de fruits et légumes dans le bâtiment
tout neuf de Breton Banville au 365, Boulevard Laurier à Mont-Saint-Hilaire.
Moins de trois années plus tard, ils refont tout le magasin.
Ils doublent la superficie et intègrent un nouveau concept
en y introduisant deux bannières de renom, la Boucherie
du Jardin et la Pâtisserie Rolland.
À la suite du verglas, le magasin de McMasterville ferme ses portes. Mais
pour Oligny et Riendeau, un projet n’attend pas l’autre. En 1999,
ils rénovent tout le magasin de la rue Duvernay et il y ajoute 2000 pieds
carrés.
En ce début de nouveau siècle, d’importants
projets se trouvent sur la table de travail des propriétaires
des Arpents Verts. Un entrepôt ultramoderne sera construit
sous peu ; des fusions de compagnies seront réalisées
; de nouveaux magasins verront le jour ; et les grossistes qu’ils
ont toujours été prendront davantage de volume en
développant encore le secteur de la restauration sur la
Rive-Sud de Montréal.
En 2004, l’achat du site commercial du 245 rue Duvernay à Beloeil
est acheté par les Riendeau, Oligny et rénové au
complet pour en faire un marché « Arpents Verts » de
12,000 pi.ca. avec à l’intérieur une Boucherie
de renom dont la Boucherie du Jardin et la Pâtisserie Boulangerie
Pagel se joignent à cette réussite.
 |
|
Fraîcheur, qualité,
service

Réal Riendeau et Gisèle Oligny ont relevé chacun
des défis auxquels ils se sont attaqués. Leur recette
a toujours été la même et se résume
en trois mots : fraîcheur, qualité et service.
Ces deux entrepreneurs appartiennent à cette génération
de québécois qui ont contribué à modifier
les règles du jeu au Marché central de Montréal,
le point de ravitaillement de tous les spécialistes de la
vente au détail.
À une certaine époque, c’est Sam Steinberg qui contrôlait
le marché. Quand il se pointait à 8 h le matin, les deux seuls
grossistes sur place lui déroulaient le tapis rouge. Ce n’est qu’ensuite
que les Oligny et les Riendeau de tout le Québec pouvaient se tirailler
les produits, aux prix fixés au préalable par la petite clique.
«Heureusement, cette époque est révolue, explique M.Riendeau,
qui a présidé l’Association des propriétaires de fruiteries
du Québec en 1996. Aujourd’hui, nous tenons très bien notre
place dans ce marché, surtout que nous avons créé un important
regroupement d’achats. Il faut dire également que nous avons passé notre
vie dans ce domaine et que nous avons touché à tous les aspects
du métier, de la production à la vente au détail.»
Réal Riendeau et Gisèle Oligny, continuent à bosser
très fort. Ils dirigent une équipe de 80 employés,
contre seulement trois en 1981. « Mon rêve, explique
M Riendeau, c’est de continuer à développer
la fruiterie des années 2000, en offrant des produits de
base de très haute qualité, toujours d’une grande
fraîcheur et ceci, pour la vente au détail comme pour
la vente dans les restaurants et les institutions.»
Une ambiance détendue et relaxe avec
des produits de première qualité à l’année.
Gisèle, Réal et toute leur équipe vous souhaitent «bon
appétit» !
|